L'Exil

by Acédia

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08:56

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Enregistré, mixé et masterisé au Hemisphere Studio par Antoine Baril.

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released 10 November 2012

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Track Name: Malade et gavé
Mon âme malade et gavée
Quitte ce désert blafard
Préférant se saouler
Du joug ecclésiastique.

Dans cet inepte théâtre,
Où les tristes cabotins
Chérissent la coulisse miteuse,
Pâtissant sous le dégoût.

Là, où, journellement,
On se complaît à mourir
Via ces artérioles cendrées,
Brûlants macadams dépravés.

J’abdique, las et exsudé,
Devant ces ténèbres incessantes.
Bêtes ouailles décervelées
Par l’esseulée lanterne angoissante.

Au carcan consumériste,
Résigné de mythomanie.
À l’autolyse généralisée,
Consacrée à l’absurdité.

J’élis mes propres chaînes.
Je me plonge dans l’ascétisme.
Je fuis cette crétinerie.
J’épargne l’essence meurtrie.
Track Name: Éternelle léthargie
Émanation de crédulité
Que je n’ai su éluder.
Turpide volition,
Outrancière dévotion.

L’affabulation s’est arrogé
De ma sinistre naïveté.
Indolence, éthylisme et volupté,
Supplantent la factice Trinité.

Je me morfonds continûment,
Adulant la souveraine lubricité.
L’onanisme est mon affliction
Face à l’immuable concupiscence.

Je tergiverse fallacieusement.
L’égarement m’assujettit.
Le suave nirvana éthanolé,
S’édifie en juste liberté.

La grotesque adoration,
Fardeau parfaitement achevé,
Me gorge d’aversion,
M’impose la conjuration.

Votre exécrable mysticisme,
Antagonisme d’humanité,
M’a perfidement emprisonné,
M’a souillé de vos pêchés.

Ensorcelante torpeur,
Délicate inertie,
Entraînez-moi, j’en adjure,
Vers l’éternelle léthargie.
Track Name: La mort me guette
Agenouillé je suis témoin
De la mort de mes frères.
Un massacre répugnant,
Dont je suis le seul survivant.

Pourquoi? J'aurais préféré y rester
Au lieu de subir cette atrocité.
On m'a oublié.
C'était sans doute pour me punir.

Perdu, je sombre dans les confins de mon âme
Me rappelant que le Dieu
En qui je croyais
Me délaisse à la déchéance.

Sans espoir, ma dernière solution,
Me laisser dépérir
Sans même songer à pardonner.
Le mal est infâme...

Hantise! Je me prive d'eau et de vivres.
Les démons surgissent sans prévenir
Rongeant ma conscience et mon corps.
Esclave d'un mal invisible.

La mort me guette...
Track Name: Raison tordue
Perdu, brusquement paralysé,
À force de dogmatique diligence.
Il n’y a plus qu’impossible discernement
À travers cette allure insensée.

La raison dorénavant tordue,
Tant incontrôlable qu’assommante,
N’ayant qu’une seule visée,
Entendre ces déments gémissements.

Je ne décèle qu’une entité dégradée,
Frustrée, amputée de lucidité,
Parmi ce tas banal d’étourdis
Intimes d’une pétrifiante pathologie.

Je tremble devant l’émancipation
Esquissée en hallucinations.
Cauchemardesques divagations,
Palpables et familières illusions.

Je traîne dans l'abandon espérant ma salvatrice lance.
Track Name: Tout est ma faute
Je croupis dans la souffrance,
Le silence et la solitude.
Monde abject à mes côtés,
Renfermé et méprisé.

Quant au fond de moi,
La haine empeste.
Je me déteste,
Je me déteste…

Et je vous blâme,
Je m’innocente.
Vous, les tyrans,
Moi, la victime.

Quant au fond de moi,
La haine empeste.
Je me déteste,
Je me déteste…

Je suis lâche.
Oui, je suis faible.
La seule force qu’il me reste
Est celle qui m’enlèvera la vie.

Face à ce bain de sang hurlant
Pour que ma peine passe volontiers au trépas.

Je me coupe de tout espoir.
Rien ne m’attache à la vie.
J’aimerais mieux qu’on m’oublie.
Ne plus jamais me revoir.
J’ai fracassé mon miroir
Et me suis coupé jusqu’au néant.

Toute cette misère.
Tout ce calvaire.
Toute cette colère.
Tout m’exaspère.
Tout me déchire.
Rien ne me fait rire.
Tout est ombrage.
Tout est mirage.
Tout est ma faute!
Tout est ma faute!

Quant au fond de moi,
La haine empeste.
Je me déteste,
Je me déteste.
Track Name: Allez voir le bourreau
Allez voir le bourreau,
Il saura vous taire.
Têtes dans l’échafaud,
Ou tous pendus bien hauts.

Une rétribution,
Pleine justification.
Fausses promesses amères,
Demandent réparation.

Et ma nature humaine
Quémande au sang giclé,
Au son des hurlements,
Ma caste de s’élever.

… Et moi…

Jamais je ne ferai faute,
Car je veux tous vous dominer.
Vous pouvez bien parler,
Agir à votre gré.
De toutes vos actions,
Il y aura évaluation.

Victoire suprême.
Réjouissance extrême.
Allumer le feu,
Mettez-les aux milieux.

Ce charmant châtiment
Nous rendra tous heureux,
Car il saura nous faire
Prendre un air de fête!
Track Name: Comme au berceau
Terminée l'attente.
Les scénarios imaginés
Peuvent maintenant se révéler.

Un passant trop solitaire,
Ivre après tant de verres,
Ne pourra pas m'empêcher
De chercher à le taire.

Je l'observe subtilement,
Caressant la pierre trouvée
Qui s'envolera pour l'assommer.

Gisant désormais sur un sol sanglant,
Le visage pâle et inconscient,
Malgré la peur éclatante.

Comment faire alors qu'il est mien?
Son corps inerte entre mes mains.
Je n'arrive plus à penser,
Seulement l'envie de me crosser.

Sous ce ciel obscur et sale,
La pureté de mon âme se dévoile.
Je sculpte gracieusement cette peau tendue,
La lame de mes ongles me suffit.

La jouissance s'est fait attendre.
À présent, je m'amuse comme au berceau.
Track Name: L'exil
Je suis condamné à vivre
En marge d'une société méprisante,
Où l'individualité règne aveuglément,
Une vie froide et égoïste.

Je m'exilerai d'un monde amer,
Écoeuré de vivre en paria.
J'ai souffert durant tant d'années.
Le cycle de la mort est enclenché.

Maintenant, j'ai quitté ces quartiers austères
Vers un désert inconnu.
Isolé du reste du monde,
Pour combler un désir nécessaire.

Le mal de vivre fausse ma réalité.
Il s'empare de ma conscience.
Me suit et ronge mon âme atrophiée.
Je ne pourrai l'endurer plus longtemps.

Le sang qui s'écoulera de mes veines
Ne sera pas signe d'ignorance.
Pleinement conscient d'une mort
Dignement épargnée de souffrances.

Ma vie coule sur le sol.
Ma soif de mort est assouvie.
Mais je quitte ce monde
Sachant que rien n'aura changé.

J'errerai seul telle une âme déchue
Vers une terre utopique
Espérant enfin délaisser
Cette planète infâme et agonisante.